22 novembre, 2025

Contre les violences faites à toutes les femmes... même les sionistes !

Le samedi 22 novembre 2025, comme en 2024 et en 2023, nous avons manifesté contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes.

Comme en 2024 et en 2023, la place des juives, plus facilement désignées sionistes, a été discutée, et rejetée.

Comme en 2024 et en 2023, il a fallu que nous soyons protégées par la police et les CRS…

Parce que comme en 2024 et en 2023, nous avions fait l’objet d’une campagne acharnée des associations organisatrices, Nous Toutes, Du Pain et des Roses, ou encore Relève féministe, entre autres, associées à Urgence Palestine, qui avaient publié une tribune commune sur le média Politis nous qualifiant d’islamophobes, négrophobes, nationalistes et impérialistes, et appelant à ne pas marcher « avec les sionistes ». 

D’abord fallacieusement qualifié d’extrême droite, le collectif Nous Vivrons demeure pour l’inter-orga une entité à bannir. Au nom de notre sionisme assumé, qui ne signifie en aucun cas un soutien au « gouvernement israélien », ni quoi que ce soit d’ »anti-palestinien », mais bien l’attachement à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence le droit d’Israël à EXISTER. Ni plus, ni moins.

Mais toutes les pédagogies ne feront jamais le poids face à la haine. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Si notre présence dérange, si les « féministes » ont décidé d’invisibiliser les massacres et les viols dont les femmes ont particulièrement été victimes, dans les hurlements de joie et de fierté documentés par les terroristes eux-mêmes, le 7 octobre 2023, c’est par pur antisémitisme. 

On vous croit. Ce slogan imposé de haute lutte. Que ces nouvelles féministes ont décidé finalement de n’appliquer qu’à leur guise. On vous croit. Toutes. Sauf les sionistes.

De quelle haine faut-il être animé pour excuser des viols. De quelle idéologie faut-il être infiltré pour accepter cela. Et de quelle impunité faut-il jouir pour réitérer, marche après marche. 

Alors nous avons continué à imposer notre présence. Pour l’honneur et pour l’universalisme. De Marseille à Paris.

Envers et contre toutes celles qui ont cru pouvoir nous réduire au silence. Contre les organisatrices associées à Urgence Palestine, collectif violent, masculiniste au possible, qui nous jetait des projectiles le 8 mars 2024. 

Nous avons dénoncé, encore et toujours, ces alliances contre nature imposées par les organisatrices, qui ont totalement oublié ce pour quoi d’autres avant elles s’étaient battues.

Alors certaines organisations et militantes ont renoncé à se joindre à cette mascarade. Elles ont fini peu nombreuses. 2.500 à Paris quand elles auraient dû être des dizaines de milliers. C’est le signe que les lignes bougent. Que nos alertes portent leurs fruits. Mais on ne peut pas s’en satisfaire. Parce que ne pas marcher signifie ne pas se battre pour les valeurs que l’on a en partage. Il fallait venir marcher avec nous. Pour un féminisme universaliste et pour ne pas céder aux pressions et aux diktats. 

Avec la LICRA, le Printemps Républicain, Les Citadelles, Tous 7 octobre, l’ULJF, le mouvement pour la paix et contre le terrorisme, avec des élus, Caroline Yadan, Alexandra Cordebar, Camille Wizioz Brami, Déborah Wargon, et tant d’autres soutiens.

Nous avons marché. Piétiné les « Nous Vivrons casse toi », les « pas de sionistes chez les féministes », et déchiré les flyers qui appelaient à nous exclure. 

Nous avons lutté. Ils ont dressé des barricades pour nous empêcher et elles ont stoppé la marche pour nous forcer à renoncer. Nous avons résisté. 

Nous sommes là et serons là contre les violences faites à toutes les femmes. Même les sionistes.

Nous Vivrons.

 

Crédit photos Paris : Leah Marciano

 

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