
30 janvier, 2026
Ce 30 janvier, nous nous sommes infiltrés au meeting de lancement de campagne de Sophia Chikirou au Cirque d’hiver à Paris 3ème, pour dénoncer sa responsabilité et celle de son parti La France Insoumise dans la décomplexion antisémite actuelle.
Et nous avons manifesté devant le cirque pour appeler à ce qu’il n’y ait pas d’antisémites dans nos mairies !
« Ce ne sont pas ces deux petits juifs qui vont me prendre mon argent ! » a-t-elle déclaré au sujet de deux de ses anciens associés.
« Il y a deux catégories de gens qui se font vacciner : les riches et les juifs ».
« Quand on se soumet à l’argent qui provient de pays étrangers », en parlant d’Ariel Weil.
Autant de déclarations qui mettent les juifs en danger.

22 novembre, 2025
Le samedi 22 novembre 2025, comme en 2024 et en 2023, nous avons manifesté contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes.
Comme en 2024 et en 2023, la place des juives, plus facilement désignées sionistes, a été discutée, et rejetée.
Comme en 2024 et en 2023, il a fallu que nous soyons protégées par la police et les CRS…
Parce que comme en 2024 et en 2023, nous avions fait l’objet d’une campagne acharnée des associations organisatrices, Nous Toutes, Du Pain et des Roses, ou encore Relève féministe, entre autres, associées à Urgence Palestine, qui avaient publié une tribune commune sur le média Politis nous qualifiant d’islamophobes, négrophobes, nationalistes et impérialistes, et appelant à ne pas marcher « avec les sionistes ».
D’abord fallacieusement qualifié d’extrême droite, le collectif Nous Vivrons demeure pour l’inter-orga une entité à bannir. Au nom de notre sionisme assumé, qui ne signifie en aucun cas un soutien au « gouvernement israélien », ni quoi que ce soit d’ »anti-palestinien », mais bien l’attachement à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence le droit d’Israël à EXISTER. Ni plus, ni moins.
Mais toutes les pédagogies ne feront jamais le poids face à la haine. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Si notre présence dérange, si les « féministes » ont décidé d’invisibiliser les massacres et les viols dont les femmes ont particulièrement été victimes, dans les hurlements de joie et de fierté documentés par les terroristes eux-mêmes, le 7 octobre 2023, c’est par pur antisémitisme.
On vous croit. Ce slogan imposé de haute lutte. Que ces nouvelles féministes ont décidé finalement de n’appliquer qu’à leur guise. On vous croit. Toutes. Sauf les sionistes.
De quelle haine faut-il être animé pour excuser des viols. De quelle idéologie faut-il être infiltré pour accepter cela. Et de quelle impunité faut-il jouir pour réitérer, marche après marche.
Alors nous avons continué à imposer notre présence. Pour l’honneur et pour l’universalisme. De Marseille à Paris.
Envers et contre toutes celles qui ont cru pouvoir nous réduire au silence. Contre les organisatrices associées à Urgence Palestine, collectif violent, masculiniste au possible, qui nous jetait des projectiles le 8 mars 2024.
Nous avons dénoncé, encore et toujours, ces alliances contre nature imposées par les organisatrices, qui ont totalement oublié ce pour quoi d’autres avant elles s’étaient battues.
Alors certaines organisations et militantes ont renoncé à se joindre à cette mascarade. Elles ont fini peu nombreuses. 2.500 à Paris quand elles auraient dû être des dizaines de milliers. C’est le signe que les lignes bougent. Que nos alertes portent leurs fruits. Mais on ne peut pas s’en satisfaire. Parce que ne pas marcher signifie ne pas se battre pour les valeurs que l’on a en partage. Il fallait venir marcher avec nous. Pour un féminisme universaliste et pour ne pas céder aux pressions et aux diktats.
Avec la LICRA, le Printemps Républicain, Les Citadelles, Tous 7 octobre, l’ULJF, le mouvement pour la paix et contre le terrorisme, avec des élus, Caroline Yadan, Alexandra Cordebar, Camille Wizioz Brami, Déborah Wargon, et tant d’autres soutiens.
Nous avons marché. Piétiné les « Nous Vivrons casse toi », les « pas de sionistes chez les féministes », et déchiré les flyers qui appelaient à nous exclure.
Nous avons lutté. Ils ont dressé des barricades pour nous empêcher et elles ont stoppé la marche pour nous forcer à renoncer. Nous avons résisté.
Nous sommes là et serons là contre les violences faites à toutes les femmes. Même les sionistes.
Nous Vivrons.
Crédit photos Paris : Leah Marciano

15 novembre, 2025
A l’occasion d’une tournée des librairies, Francesca Albanese donnait une conférence à la librairie Résistances dans le 17ème arrondissement de Paris.
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens, n’a de cesse depuis de nombreuses années, et particulièrement depuis le 7 octobre 2023, de tenir des propos complotistes et antisémites, d’un biais gravissime pour une personnalité se prévalant d’un mandat de l’ONU.
Entre relativisation de la Shoah, obsession d’un « lobby juif » qui contrôlerait l’Amérique, et qualification de résistance légitime pour les massacres perpétrés par le Hamas, l’impact de ses déclarations met une cible dans le dos des juifs du monde entier, qu’il devient acceptable de traquer.
Son incapacité à reconnaître l’horreur subie par les otages israéliens à Gaza, allant jusqu’à lever les yeux au ciel à leur seule évocation lors d’une cérémonie en Italie, en fait un personnage d’une profonde inhumanité, et d’une dangerosité à combattre.
Nous Vivrons a profité de son passage à Paris pour dénoncer sa responsabilité et l’infamie de ses propos.
Comme l’antisémitisme crée des liens, nous sommes tombés aussi sur le député Aymeric Caron, venu écouter son idole, qui n’a pas pu s’empêcher de sortir pour nous qualifier de fascistes.
Une action coup de poing deux en un.
Crédit photos : Leah Marciano

12 novembre, 2025
La librairie Transit à Marseille organisait une rencontre autour de l’ouvrage « Le sionisme, une invention européenne », en collaboration avec le collectif Tsedek !, qui se revendique anti-sioniste et prône donc la fin de l’Etat d’Israël.
Nous Vivrons s’est présenté devant la librairie pour protester contre cet événement et les valeurs indignes qui y étaient véhiculées. Toujours selon le même mode opératoire. Affiches et mégaphones. Une manifestation.
En réponse, une violence inouïe. Les militants Nous Vivrons se sont fait agresser physiquement, plaquer au sol et insulter, ont reçu différents liquides sur eux, aux cris de « Vive le Hamas », de référence au nazisme, un portable a été volé, des vêtements arrachés… Trois ont été blessés, des plaintes ont été déposées, et une ITT de 7 jours a été prononcée.
Agression, apologie du terrorisme, au nom de quelle cause exactement ?
S’attaquer aux juifs parce qu’ils sont sionistes, ce n’est pas défendre les palestiniens. C’est antisémite, et c’est un délit.

4 octobre, 2025
A Marseille, des représentants de La France Insoumise, TSEDEK et l’UJFP se réunissaient le 4 octobre pour une conférence sur le thème : « contre l’antisémitisme et sa récupération politique ».
Pas la première fois que les premiers vecteurs d’antisémitisme se drapent dans leur vertu pour prétendre lutter contre l’antisémitisme, tout en en minimisant l’ampleur voire même la réalité, et en prétendant que cette lutte fait l’objet d’une « instrumentalisation » dont il ne faut pas être dupe.
Et généralement, nous sommes là pour le dénoncer.
Cette fois encore, Nous Vivrons s’est présenté devant la conférence pour accueillir ses participants, au nombre desquels le député insoumis Sébastien Delogu, et dénoncer la mascarade.
Toujours plus prompts à dénoncer les « récupérations » que l’antisémitisme lui-même, c’est à ces responsables irresponsables que l’on doit l’explosion antisémite de ces deux dernières années.
Partout où ils iront, ils nous trouveront sur leur chemin.

27 septembre, 2025
Poncif antisémite vieux comme le monde, même pas voilé, même pas déguisé, brut. Chez Europe Ecologie Les Verts, dire que les juifs sont un peuple dominateur, ça passe crème. Zéro réaction du parti. Silence radio des collègues.
Après Lila Djellali, élue EELV du 20e arrondissement de Paris, qui avait déclaré « le jour où on rassemblera les juifs au même endroit, on a peur qu’ils deviennent dominateurs, qu’ils fassent l’impensable », Pouria Amirshahi, député EELV de la 5e circonscription de Paris a tweeté « nouvel an juif, shana tova. La paix, c’est d’abord le refus de dominer l’autre ».
Ni Marine Tondelier ni qui que ce soit d’autre pour s’en offusquer.
Pouria Amirshahi qui a ensuite supprimé son post, a considéré que « politiser Rosh Hachana était une faute » (la question n’est pas là n’est-ce pas?) et qu’il fallait « rester alerte » sur la lutte contre l’antisémitisme.
Alors alertes, nous le sommes, et nous avons rendu visite à EELV dans ses nouveaux locaux de Paris, en… dominateurs que nous sommes !
Etre alerte, c’est ne rien laisser passer. Nous réclamons sanctions et exclusions systématiques pour des propos intolérables.
#pasdemandatpourlahaine

21 septembre, 2025
Et vous, vous trouvez normal que les juifs aient besoin de la police pour assurer leur protection au quotidien ? Vous trouvez normal de mettre au ban les artistes pour ce qu’ils sont, sous couvert de prises de positions, même nuancées !? Vous trouvez normale la résurgence des pires poncifs antisémites quand par ailleurs vous œuvrez, évidemment, contre le racisme ? Vous trouvez normale l’invisibilisation à laquelle sont contraints les juifs pour ne prendre aucun risque ?
Toutes ces questions que le collectif Nous Vivrons a une nouvelle fois posées sur la table sur le Vieux Port (avec biscuits et café), à l’attention des passants.
Parce que chaque citoyen a un rôle à jouer dans la lutte contre l’antisémitisme.
Une nouvelle grande réussite. 150 personnes approchées, de beaux échanges, des insultes aussi, mais c’est la réalité contre laquelle, précisément, nous luttons chaque jour.
Et l’équipe de Marseille continuera encore à venir dialoguer sur le Vieux Port.

16 septembre, 2025
En cette rentrée universitaire, des groupes Whatsapp d’étudiants se sont classiquement formés, dans lesquels ont, aussitôt, été traqués, et exclus, des étudiants juifs.
Cela a été révélé par des captures d’écran d’un groupe d’étudiants de 1ère année de licence en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, où l’on voit l’étudiante « leader » supprimer des profils qui venaient de rejoindre le groupe, et écrire : « si il y a d’autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j’ai déjà tej vous pouvez d’ores et déjà le quitter on veut pas de vous ici [drapeau palestinien] pareil pour les racistes de manière générale« .
Et de se justifier en indiquant qu’elle a été voir les profils Instagram des étudiants en question, sur lesquels figuraient « asso d’Israël » ou référence aux EEIF (scouts juifs).
L’antisémitisme du quotidien. La haine à petits pas. Mais à la sombre résonnance.
Nous Vivrons a aussitôt réagi en se rendant devant la Sorbonne pour déployer le tifo qui porte si tristement la tâche de tous les actes antisémites dont les juifs sont victimes en France : écoliers harcelés, étudiants intimidés, profils traqués sur les réseaux sociaux. Ce ne sont pas que des mots, ce sont des faits, des vies.
Il est heureux que la présidence de l’université ait immédiatement réagi dans un communiqué, pour apporter son soutien aux étudiants, condamner ces odieuses dérives, saisi le Procureur et assuré que des poursuites disciplinaires seront engagées.
Une exemplarité qui, espérons le, saura stopper les esprits haineux et donner de la voix à ceux que cela indigne.
En attendant, partout où l’antisémitisme surgira, nous serons là.

14 septembre, 2025
Samedi 30 août et dimanche 31 août, puis le 14 septembre, Nous Vivrons a déployé un immense tifo à Paris place de la République, à Marseille devant le stade Vélodrome et à Bordeaux place de la Comédie.
A Paris, cette place de la République si fréquemment sacrifiée aux manifestations de violence et aux appels au soulèvement.
A ces trois reprises, partout en France, nous avons réuni des centaines de personnes pour rappeler les deux années éprouvantes traversées par les français juifs, et l’été terrible qui vient de s’écouler, où les actes antisémites et la violence ont été incessants.
Nous avons dressé la rétrospective de la multitude d’atteintes subies, les crimes, les agressions, l’essentialisation, le harcèlement, les dégradations.
Les profanations aussi. Nous avons tenu à associer la mémoire d’Ilan Halimi, profanée durant l’été, avec un olivier en son souvenir, contre l’antisémitisme et contre la haine.
La multiplicité des actes ne doit pas susciter l’habitude. Elle doit réveiller l’indignation. Vous vous êtes habitués à l’antisémitisme ? Jusqu’où ?
Un appel à nos concitoyens, à nos responsables, pour refuser les discours de haine et manifester contre les passages à l’acte.
Et rappeler combien nos valeurs républicaines sont l’unique rempart contre la fracturation de la société et de notre pays.
Nous Vivrons.
Crédit photos Paris : Léah Marciano

24 août, 2025
Kneecap, groupe de rock originaire de Belfast, a multiplié ses derniers mois les déclarations ouvertement pro-Hamas, et s’est présenté sur scène à Londres en novembre 2024 accoutré en terroristes brandissant un drapeau du Hezbollah. Deux groupes terroristes et antisémites.
Ceci n’est pas une opinion. Cela n’engage pas un débat d’idées. Il ne s’agit pas d’un positionnement politique. Ce n’est pas de la création artistique. C’est de l’apologie du terrorisme. C’est antisémite.
Ce comportement a justifié l’inculpation d’un des membres en Angleterre pour « infraction terroriste ».
Mais nous, en France, leur avons déroulé le tapis rouge dans nos festivals estivaux.
C’est non.
Face au refus des responsables de Rock en Seine, Matthieu Pigasse en tête, de les déprogrammer, Nous Vivrons s’est rendu aux premiers rangs du concert pour dénoncer ce scandale. Munis de sifflets et d’affiches « antisémites, hors de nos fêtes », nous avons fait stopper leur première chanson, avant d’être violemment éjectés.
La haine n’a pas sa place sur nos scènes, la radicalité n’a pas sa place dans la culture. Honte à ceux qui ont persisté à mettre à l’honneur Kneecap.
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